Kabylie : analyse de l’histoire, PARTIE III.

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Quand on revendique la démocratie, il faut d’abord s’atteler à construire un État de droit, et nous pouvons nous accorder sans la moindre contradiction que ce n’est pas un homme de la trempe de Chadli Ben Djdid, qui pouvait nous garantir la démocratie et qui plus est la promotion de la langue Kabyle. Pour y parvenir il faut que la politique soit entre nos propres mains, on ne demande pas à un régime arabiste et despotique qui fait tout son possible pour causer notre disparition la promotion de notre identité et culture.

Le régime de Chadli Ben Djdid avait emprisonné tous les animateurs du mouvement 80, face à tous leurs sacrifices, on trouve encore des politicards qui affirment toute honte bue, que le pseudo-ouverture démocratique de 1989 est le fruit des émeutes d’Octobre 1988, plutôt que la mémorable révolution pacifique d’avril 80.

On a voulu minimiser la portée intellectuelle du printemps berbère et l’effacer de la mémoire collective car il était sans conteste un printemps kabyle, il ne faut jamais se lasser de le dire, ainsi comparer octobre 88 à avril 80 est une insulte à la mémoire kabyle et l’intelligence de son peuple.

Le printemps d’avril 80 portent des idéaux contrairement à octobre qui n’est qu’un cri et une expression d’un dépit et d’une colère non structurée mais qui était tout de même légitime.

Le pseudo ouverture démocratique qui a légalisé les deux partis kabyles le FFS et le RCD, qui nous avait permet de se légitimer et de donner une façade démocratique à ce régime, ces partis avaient causé la fraction du MCB en deux (MCB- coordination national, MCB-commission national pour finir avec rassemblement national), on avait commencé à créer des partis sans avoir un état.

Les élections législatives de 1991 avaient prouvé qu’il n y avait pas un seul peuple en Algérie, mais au moins deux.

l y a ceux qui vont analyser cet événement en allant très vite en besognes, à vouloir affirmer que la Kabylie est démocrate vu qu’elle a voté pour le camp démocratique tandis que les autres sont des islamistes puisqu’ils avaient choisi le FIS, mais la réalité dictait tout autre chose, le vote de 1991 était avant tout un vote ethnique et identitaire.

En effet, le plus grand souhait des kabyles était la reconnaissance de leur identité et de leur langue, mais malheureusement nos élites n’ont pas confiraient a cet élan démocratique un contenu politique qui aurait pu réaliser nos rêves les plus légitimes.

Le boycotte scolaire qui était de l’avis des plus avisés, une erreur historique, avait fait détester aux kabyles leurs langues, car ils avaient perdu un an de leur vie pour rien, la seule chose qu’il avait produite de concret en réalité était le traçage effectif des frontières de la Kabylie, une vigile triviale qui ne méritait pas autant de sacrifices.

Les kabyles avaient passé dix ans à s’entre-tuer entre eux, ils ont fini par abîmer le sentiment d’appartenance à la Kabylie, chose qui les rassemblait jusqu’alors. Cette guéguerre avait produit toutes sortes de perversions, même des kabyles qui ont scarifié la Kabylie pour satisfaire leur chef politique et leur parti politique, un état de fait qui a duré jusqu’à 2001 où la population kabyle a exprimé son ras-le-bol, en disqualifiant définitivement la classe politique qui était déjà en faillite.

Les Kabyles se jettent dans la rue et les gendarmes tiraient sur eux à balles réelles sans hésitation aucune, un drame qui avait causé la mort de 128 jeunes et des milliers d’autres blessés, malheureusement le même problème resurgissait sans cesse qui était l’incapacité de l’élite kabyle à traduire politiquement les insurrections de son peuple.

Si on analyse la plateforme de El Kseur, on remarque qu’il y avait des contradictions dans ce texte, où il était question de départ des autorités algériennes de la Kabylie, sans pour autant œuvrer à la remplacer par une quelconque autorité kabyle. Cette revendication d’ailleurs avait été exploité par le pouvoir, puisque après le départ de la gendarmerie sur tout le territoire de la la Kabylie, la régence d’Alger avait poussé au pourrissement de la situation sécuritaire jusqu’à ce que ce soit les kabyles eux-même demandaient leur retour, le comble de l’indignité.

A travers le texte de la plate-forme d’El Kseur on a voulu réduire le problème kabyle à un problème social, alors que tout le monde sait que La Kabylie a un problème purement politique avec la régence d’Alger qui n’est pas encore résolu.

Il y avait le MAK à sa tête Ferhat Mhenni, Abdesslam Abdennour, Hemmou Boumedine, Ahmed Ait Bachir, Bouaziz Ait Chebbib et autres, qui était le fruit de l’union entre deux organisations, le MKL (mouvement pour une Kabylie libre) et MCB-RN, le MAK était le seul qui portait un projet clair qui est l’autonomie de la Kabylie qui a écoulé depuis l’autodétermination.

Le MAK a fait changer les mentalités, il a fait émerger des nouvelles pensées et de nouveaux défis. il a surtout rappelé aux Kabyles, qu’ils formaient un peuple et qu’ils devaient construire un destin. 


Le MAK reste un acquis même si suite à une gestion particulière il a provoqué la fragmentation de la famille souverainiste, notamment la naissance  de deux  mouvements qui sont le RPK (Rassemblement pour la Kabylie ) et URK ( Union pour une république kabyle) qui a évolué par la suite à AKAL (Alliance pour une Kabylie libre). 


Le régime de Bouteflika a essayé de détourner le noble combat kabyle en constitutionnalisant la langue dite Tamazight, en faisant d’elle une langue facultative  c’est-à-dire une langue de loisir et non une langue de construction de l’institution de la conscience.


Le Hirak du 22 février, qui a été déclenché en Kabylie plus exactement à Kherrata le 16 février 2019, avait réussi surtout à arabiser les marches kabyles avec des slogans purement arabo-islamistes  par la complicité de certains politiciens kabyles. 

Kabylie : Solution pour sortie de crise

 C’est le moment de finir avec la politique politicienne stérile et de revenir  à la raison qui est l’union du peuple des militants, car cette union est la base fondamentale qui va nous permettre d’arracher la liberté et la souveraineté du peuple kabyle.
Le peuple Kabyle n’a jamais su s’organiser, il lui manque cet esprit national, sa conception d’horizon plus vaste de sympathie et de solidarité, le kabyle a tout le temps travaillé à sa perte,  il n’a jamais su s’organiser définitivement pour composer par l’union et la solidarité pour arracher sa liberté.

La Kabylie doit être intelligente, ayant conscience de ses intérêts moraux et se situation politique et matérielle, il faut qu’elle soit averti du danger qui la menaçait, si elle ne réagissait pas contre le mal qui la rangeait, sa perte sera irrémédiable.

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