Commémoration du 103ème, anniversaire de l’écrivain et anthropologue Mouloud Mammeri.

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Mouloud Mammeri, est né dans le village de Taourirt-Mimoun dans la commune d’At Yenni, département de Tizi Wezzu. Après un début de scolarité dans le primaire de son village natal, il quitte la Kabylie, en 1928 pour rejoindre son oncle à Rabat, ce dernier qui été le chef du secrétariat particulier du futur roi Mohammed 5 et intendant général du Palais royal. Ensuite il part à Alger, et s’inscrit au lycée Bugeaud. S’ensuit un départ à Paris, où il continue ses études au lycée Louis le Grand avec la ferme intention d’entrer à l’Ecole normale supérieure. Cependant il est mobilisé en 1939 et libéré fin 1940, il s’inscrit à la Faculté des Lettres d’Alger, mais est de nouveau mobilisé en 1942 où il participe à d’innombrables campagnes en Italie, en France et en Allemagne. La guerre étant terminé, il prépare à Paris un concours de professorat de Lettres et rentre au pays en septembre 1947.

Il devient enseignant à Médéa, puis à Ben-Aknoun, et publie son tout premier roman la Colline Oubliée en 1952. En 1957 il repart au Maroc, malgré lui car étant sous une menace d’arrestation. Il retourne dans son pays au lendemain de l’indépendance, et entre 1968 et 1972 il enseigne le berbère à l’université d’Alger dans la section d’ethnologie. De 1969 à 1980, il dirige le Centre de recherches anthropologiques, préhistoriques et ethnographiques d’Alger.

En 1976, après des années de dur labeur il publie « Tajerrumt n tmazight » (Tantala Taqvaylit), où il codifie la langue kabyle la dotant même d’un alphabet qui porte aujourd’hui son nom Tamaamrit.

Mouloud Mammeri recueille et publie en 1969, les textes du poète kabyle Si Muh Umhed. En 1980, c’est l’interdiction d’une de ses conférences à Tizi Wezzu sur la poésie kabyle ancienne qui est à l’origine des événements de Tafsut Imazighen (Printemps berbère).

Le soir du 26 février 1989, alors qu’il été de retour d’un colloque sur l’amazighité à Oujda, il est victime d’accident de voiture qui lui coûte la vie. Certains de ses soutiens disent qu’il est victime d’un coup monté par l’état algérien afin de le faire taire.

Il est inhumé le 27 février 1989 à Taourirt Mimoun, avec la présence de plus de 200 000 personnes.

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