Le modèle singapourien, petit pays grande puissance économique.

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QUELQUES CHIFFRES :

Cette cité-Etat est 45 fois plus petite que la Kabylie, 4 fois plus petite que le département de Tizi Ouzou et de Vgayet, pour à peu près le même nombre d’habitants que la Kabylie.

Un PIB (produit intérieur brut) nominal de 323.91 milliards de dollars, deux fois supérieur au PIB algérien. Classée quatrième en PIB par habitant qui est de l’ordre de 90 531 dollars par habitant, quand il est de 15 150 dollars par habitant en Algérie. (Données du fond monétaire international)

Neuvième au classement de l’indice de développement humain (IDH), quand l’Algérie pointe à la 83eme place.

Le Singapour a été désigné comme le pays au monde où il est plus facile pour les entreprises de travailler devant la Nouvelle-Zélande et Hong Kong en 2014. Le chômage représente 2% de la population.

Des chiffres honorables pour un pays encore plus petit que la Daira de Tizi Ouzou.

HISTOIRE :

Les débuts ont été si durs pour la cité-état, partie intégrante de la Malaisie, elle est exclue de la fédération Malaise sous la pression des malais de la péninsule qui ne voulaient pas de cette ile majoritairement peuplée par des Hans (Chinois).

Le 9 aout 1965, Singapour proclame son indépendance, Lee Kuan Yew, en est premier ministre, ce dernier est l’artisan du succès singapourien il jette les bases du modèle qui fait de son pays la plaque tournante des échanges commerciaux en Asie du sud-est.

LE MODÈLE :

  1. une fonction publique compétente et autonome, tenue de rendre des comptes : en 2010, lors d’une mauvaise année économique le salaire du premier ministre a été amputé de 51%, et celui des ministres de 30%. La fonction publique comme le privé subissent les aléas de l’économie, ce qui pousse le secteur public à être compétitif.
  2. l’État de droit dans lequel personne n’est au-dessus de la loi et la loi est la même pour tous, sanctionné par un pouvoir judiciaire indépendant.
  3. Des dirigeants démocratiquement élus et responsables devant ceux qui les ont choisis.
  4. Une méritocratie à tous les étages, à Singapour on doit tout mériter, ce qui pousse les gens à se surpasser, innover et faire leurs preuves.
  5. Un taux d’imposition et des charges très faible, qui attire les investisseurs du monde entier.

DÉVELOPPEMENT URBAIN :

Pour une ville qui manque d’espace et qui n’a pas de ressources naturelles, le plus grand défi a été de faire de cette dernière une cité fonctionnelle, propre, sûre, accueillante, où les multinationales et les cadres étrangers sont assurés de disposer d’une gamme de services très étendue.

Les singapouriens ont relevé le défi avec brio, ils sont passés d’entrepôt pour les britanniques qui ne produit rien à un des plus importants pôles commerciaux mondiaux. L’appel en premier temps à des capitaux étrangers leur a permis d’avoir des fonds pour développer la ville, et dans un deuxième temps d’acquérir de l’expérience et de fonder des entreprises publiques qui ont supplanté les entreprises étrangères.

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